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Consultant web : un poste et des métiers

Consultant web : un poste et des métiers Posted on octobre 15, 2018Leave a comment

Avec l’explosion du web, de nouveaux métiers sont apparus. Lorsque l’on traîne un peu sur les sites d’emploi comme Monster ou Indeed, les appellations obscures sont légions : traffic manager, consultant webmarketing, responsable SEO, UX expert, etc. Et consultant web, alors ?

En fait, “consultant web” n’est pas un métier. C’est un mot un peu fourre-tout qui recoupe en fait bien des métiers. Celui ou celle qui se prétend consultant web peut tout à la fois être un ergonome, un référenceur, un informaticien ou encore un webmarketeur…

Pas un métier, mais des métiers

Le mot qui pose problème, en fait, c’est ce “web”. Web qui est pluriel, et dans lequel nombre de corps de métiers peuvent oeuvrer. Comme toujours, c’est la spécialisation qui va primer et qui va globalement aider l’individu en recherche d’emploi à bien se positionner par rapport au marché.

Consultant web, pas un métier : des métiers !

Aucune agence ne devrait rechercher de consultant web ou de consultant digital (à moins d’avoir une culture web très approximative, et ça pose quelque problème quand on est une agence).

Par contre, les annonces pour des

  • Consultant SEO (dédié au référencement naturel)
  • Consultant SEA (dédié au référencement payant, le consultant SEA est souvent aussi… consultant SEO 😉 )
  • Consultant webmarketing
  • Consultant e-commerce

… seront beaucoup plus habituelles ! Sans parler des habituels consultants AMOA, consultant en stratégie digitale, consultant en transformation digitale et, plus récemment, les consultants en intelligence artificielle.

“Consultant” : finalement, un drôle de mot

Lorsque l’on creuse un peu ce mot qu’on utilise aujourd’hui à toutes les sauces, que nous disent les dictionnaires et autres sites ?

Un consultant est un prestataire de services en conseil . […] Il dispose d’un savoir-faire avéré dans un domaine bien précis sans pour autant être spécialiste.

(source : Wikipédia)

La première notion d’importance, c’est celle du conseil : le consultant est un conseiller. Il intervient pour orienter un client vers de bonnes décisions. L’action ne semble pas faire partie de la définition du consultant même si, dans les faits, il va produire des préconisations et, bien souvent, les mettre en place (ou tout du moins suivre leur mise en place !).

Ensuite, on parle de “savoir-faire” et non de connaissances. C’est un point capital du web : savoir pour savoir ne sert absolument à rien.

Le savoir-faire, c’est le savoir qu’on a mis en pratique, c’est l’expérience empirique. Pour des domaines aussi nébuleux et complexes que le référencement naturel ou payant, ou encore pour des domaines mouvants comme le webmarketing, la notion d’action est essentielle. Car c’est à travers l’action et toutes autres formes empiriques de travail que le consultant devient réellement expert. S’il ne fait qu’apprendre et assurer une veille sur les usages sans jamais agir, il ne pourra jamais monter en compétence !

Finissons enfin sur la fin de la définition : “sans pour autant être spécialiste”. Le consultant a un savoir-faire, mais ce n’est pas un spécialiste. Exit les experts SEO, les spécialistes du webmarketing et autres gourous à deux sous. Quand bien même on est une pointure dans le domaine où l’on est consulté, il serait complètement aberrant de se dire expert – ce domaine en question est trop vaste et infini (au sens où il ne cesse de changer et de grandir !) pour en avoir fait le tour et dire effectivement que l’on est un expert.

Consultant spécialisé, certes. Un peu d’humilité ne fera pas de mal à l’heure où nombre de consultants de tout bords voient leurs chevilles enfler à la moindre conférence et au moindre tweet…

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